CAF – Maroc : une rupture aux lourdes conséquences ?
La Confédération Africaine de Football (CAF) se retrouve une nouvelle fois au cœur de la controverse après l’annonce du retrait du Maroc de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, pourtant prévue dans environ deux mois.
SPORT
Deo Matumona
2/5/20262 min temps de lecture


CAF – Maroc : une rupture aux lourdes conséquences ?
La Confédération Africaine de Football (CAF) se retrouve une nouvelle fois au cœur de la controverse après l’annonce du retrait du Maroc de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, pourtant prévue dans environ deux mois. Une décision inattendue qui place l’instance dirigeante du football africain dans une situation délicate et relance les débats sur sa gouvernance et sa capacité à gérer les grandes compétitions continentales.
Ce retrait intervient dans un climat déjà tendu au sein de la CAF, régulièrement critiquée pour ses dysfonctionnements internes. Le journaliste d’investigation français Romain Molina, connu pour ses enquêtes sur le football africain et pour avoir souvent évoqué l’influence du Maroc au sein de la CAF, n’a pas mâché ses mots. Sur le réseau social X, il qualifie la situation actuelle de « désastre absolu ».
Selon lui, « depuis que la FIFA a voulu reprendre le contrôle de la CAF, avec l’approbation ou la soumission de certains dirigeants africains — souvent récompensés par des postes ou des avantages financiers —, le football africain traverse une crise profonde ». Une déclaration sévère qui met directement en cause la gouvernance de l’instance continentale.
Une crise de gouvernance sans précédent ?
Romain Molina affirme qu’aucune autre confédération dans le monde ne connaît actuellement une crise comparable, tant sur le plan de la gestion que de la stabilité économique. D’après lui, la CAF souffre de problèmes structurels persistants, aggravés par des conflits internes et des pressions extérieures, notamment celles liées aux rapports complexes avec la FIFA.
Ces tensions auraient, selon le journaliste, fragilisé l’organisation au point de mettre en péril des compétitions majeures, dont la CAN féminine, pourtant cruciale pour le développement du football féminin sur le continent.
L’Afrique du Sud en solution de secours
Face à l’urgence créée par le retrait marocain, l’Afrique du Sud s’est proposée pour accueillir la compétition. Une initiative saluée comme une tentative de sauvetage visant à garantir la tenue du tournoi malgré les perturbations actuelles. Toutefois, cette solution apparaît davantage comme un pansement provisoire que comme une réponse durable aux problèmes de fond.
Un tournant critique pour le football africain
Cet épisode met en lumière la fragilité institutionnelle de la CAF, la complexité de ses relations avec la FIFA et l’impact direct de ces tensions sur le football féminin africain. La polémique autour de la gouvernance, des influences internes et de la transparence continue d’alimenter les débats parmi journalistes, supporters et acteurs du football continental.
Aujourd’hui, la CAF semble se trouver à un tournant décisif. Si l’implication de l’Afrique du Sud peut permettre de sauver la CAN féminine 2026, elle ne répond pas aux questions fondamentales sur la gestion, la crédibilité et l’avenir du football africain.
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